Le trip de Bryan

Publié le 14 Février 2013

    J’en peux plus ! C’est de sa faute aussi à Bryan, toujours à vouloir innover, à ne pas faire les trucs comme tout le monde. Zuuu-ttte ! Mon talon gauche s’est détaché de ma chaussure. Ah ! J’ai l’air malin, clopin-clopant dans la gadoue, en plus j’y vois rien de rien dans ce bled perdu. Et ce vent froid de février qui s’immisce partout, sous ma jupe, dans mon cou, dans mon dos. Faut dire que pour l’occasion j’ai fait léger question vestimentaire. Vivement un bon bain chaud !

Parole, il ne m’y reprendra plus de sitôt le Bryan.

Pause ! Je vais réessayer le portable. Pas encore de réseau ! Mais dans quel trou reculé il m’a emmenée, Bryan ? Allez, avance ma fille tu n’as pas le choix ! Le choix, tiens, tu l’avais tout à l’heure et tu as suivi cet illuminé. Bravo, vraiment bravo ! Voilà, j’éternue, le rhume n’est pas loin. Tu parles d’un septième ciel !

Et comment je vais expliquer cela aux secouristes, moi ! Saint Valentin, balade en amoureux… Pour sûr, ils vont bien rigoler à nous imaginer dans le feu de l’action, seuls dans cette voiture pourrie. En voilà encore une lubie à Bryan cette collection de vieilles américaines pour épater la galerie. Il se prend pour James Dean, tu parles d’un trip à l’ancienne ! Années cinquante qu'il m'a dit ! 

Hi ! Hi ! James Dean ! Je ne devrais pas rigoler vu les circonstances. Hi ! Hi ! C’est plus fort que moi. Bryan-James faut dire qu’il n’est pas désagréable et qu’il sait y faire quand il veut. Mais là, nous étions un peu à l’étroit dans le grand bac. Même pas de sièges-couchettes, tu parles d’une voiture de luxe ! Il s’est tellement contorsionné le Bryan que j’ai entendu un petit "crac" et il s’est figé le souffle coupé. "Mon dos, mon dos ! Je me suis coincé une vertèbre, j’sais plus bouger !"

Me rhabiller en vitesse, faire le tour de la voiture, recouvrir Bryan quasi nu comme un ver de sa veste et m'installer au volant. Bingo ! Evidemment, la batterie était morte. Les phares et le plafonnier allumés, brillante idée de mon amoureux.

Ah ! J’aperçois une maison éclairée. Il était temps, je suis épuisée et toujours pas de réseau. De quoi j’ai l’air ? Pour qui ils vont me prendre ? Vivement mon lit !

 Gloups ! Il faut sonner.

Ne me parlez plus jamais de la Saint Valentin, foi de Valentine !

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°       

Rédigé par Mony

Publié dans #Vivre à deux ou...., #Moments de vie, #Escapades

Commenter cet article

chloé 16/02/2013 10:53


voila pourtant une St valentin qu'il ne sont pas prêts d'oublier et qui restera gravé dans les annales! Ha! ah! ah! exce'llent et très réaliste! Passe une bonne journée.Chloé

Nais' 14/02/2013 21:24


Bonsoir Mony !
Quelle fête... ratée ! Pauvre Valentine, j'espère que ce n'est pas une autobio ;)
Bisous, belle soirée à toi

emma 14/02/2013 16:57


ah oui, de sacrés souvenirs à ranconter aux petits enfants, en édulcorant quelques détails interdits aux petits... et sans trop se moquer de leur grand père Bryan qui avait cru bien faire...

Aimela 14/02/2013 10:33


Hihi ! Une St Valentin dont elle se souviendra plus longtemps que du Bryan car à mon avis  l'histoir d'amour entre eux est finie  

jill bill 14/02/2013 08:34


Parfois les idées hein... lol ! Merci Mony

Annick SB 14/02/2013 08:11


La pauvre !!! Ah ! L'attirance nous piège parfois, même les 14 février !!!