Publié le 20 Novembre 2021

 

 

Il tricote le fil du temps
Un jour à l’endroit
Un jour à l’envers
Un autre en attente
Et glisse la maille
 
 Il tricote le fil du temps
Croise diminue augmente
Jetés points mousse ou points
Escargot garnissent les rangs
Et ajoute la maille
 
 Il tricote le fil du temps
Mais s’offre en dentelle
A dix heures à quatre
Ou à vingt c’est selon
De monter celui des mots
 
 Il tricote le fil du temps
Savoure celui des vocables
Partages échanges
Un mot à l’endroit
Un mot à l’envers
Et passe passe le temps  
 
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Mil et une - sujet 36/2021 - clic      

IvanoTivali (image G.Manucci ) - clic 

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Publié le 14 Novembre 2021

 

Foi de Zébulon, je suis enfin à la retraite !

C’est terminé les rendez-vous au salon de toilettage, les poses interminables dans les concours félins, le supplice des shooting-photos, Annabelle a finalement réussi à acheter une petite maison où nous sommes bien.

Enfin, j’avoue qu’elle y semble plus à l’aise que moi qui me sens un brin délaissé.

Oh, elle me câline toujours mais le fait de partager son attention avec son amoureux me perturbe de plus en plus. Nous étions si bien tous les deux ! Pourquoi s’est-elle amourachée de ce grand escogriffe ?

Griffes ? Oui, je serais bien tenté de les planter dans son visage barbu…

Bof ! Je tiens à ma réputation et me réfrène dans mes élans mais je compense en dévorant le contenu de mon écuelle à la vitesse grand V, selon l’expression de l’intrus. Je n’en ai jamais assez et je miaule pour quémander la moindre miette.

- Zébulon, tu exagères, me tance Annabelle, te voilà rond comme un chat de BD.

Rond, moi ??? Il est vrai que je ne dois plus passer chaque semaine sur la balance, que j’ignore le grand miroir du vestiaire, que des photos où je pose ne traînent plus sur la table du salon…

Rond, rond, c’est vite dit ! J’en miaule de dépit.

Annabelle, elle, affiche un ventre bien plus rond que le mien et son amoureux, le grand escogriffe, ne cesse de le caresser.

Ces humains m’étonneront toujours… mieux veut les ignorer et aller me défouler au jardin. Qui sait, le merle moqueur finira t-il en délicieux dessert ?

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Foi de Zébulon, je me croyais à la retraite et me voilà en admiration devant une petite Zélie, toute rose de fraîcheur et sentant le bon lait maternel. Je la veille jour et nuit et quand le grand escogriffe s’en approche et la prend dans ses bras musclés je feule comme un vieux tigre royal.

          Mais grâce et pour Zélie, j’ai retrouvé ma ligne de compétition.

Promis, je l’emmènerai en promenade et lui raconterai tous mes exploits.

N’est-elle pas belle la vie ?

 

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Pour Mil et une 

 

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