Publié le 26 Avril 2017

Aujourd’hui, et une fois de plus, la musique est son échappatoire…

La voix de Corneille l’emmène sur des chemins de vie et de réflexion. Celle de Christophe Maé prend la suite… Oui, le temps est un carrousel, une génération suit l’autre et l’enfance est un moment si précieux lové bien au chaud au fond de son cœur. 

Elle devient rythme, varie les thèmes, les ambiances. Temps anciens ou actuels, les chansons sont ses fidèles repères. Certaines ont mal vieilli, s’écaillent, d’autres la font vibrer et s’émouvoir encore et encore... Cabrel qu’elle avait eu le bonheur de découvrir à ses tout débuts, Vianney aujourd’hui, SouchonJulien Clerc ou Pascal Obispo et la poétesse Marceline Desbordes Valmore, Ferrat chantant Aragon, Voulzy, Delta, Goldmann, Sardou, Calogero, Pagny… et tant d’autres voix graves comme l'était celle de son père.

Aujourd’hui en se levant, elle se sentait semblable à un vieux seau rouillé abandonné au fond d’une cour. La musique, comme un bain de velours, l’a doucement régénérée.

Chut !!! Ecoutons la chanter !

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Pour Mil et une - avril 2017 - clic

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Publié le 19 Avril 2017

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Lapin blanc, tout en remuant le bout de son museau : Je suis prêt ! Ah que feriez-vous sans moi, la vedette du spectacle ?

Haut-de-forme, ironique puis dégoûté : La vedette ! Mais pour qui te prends-tu pauvre minable ! Moi, si distingué, si racé, si soyeux, me voilà terni par tes longs poils. Beurk !

Lapin blanc, sûr de lui : Mes longs poils sont aussi veloutés que l’est ton tissu. Ne suis-je pas le doudou préféré des enfants, n’ai-je pas emmené Alice au pays des merveilles ?

Haut-de-forme, dubitatif : Il faut croire que les humains sont perpétuellement enrhumés ?

Lapin blanc, interloqué : ???

Haut-de-forme, irrité : Et puis cesse de me regarder en fronçant le nez ! Ne sens-tu pas comme tu empestes, tes crottes si minables dégagent une odeur épouvantable et me donnent la nausée. Grrmbelebele

Lapin blanc, définitif : Cesse de parler entre tes dents, mes grandes oreilles captent tout. Tu t'estimes supérieur parce que tu trônes en hauteur mais tu n’es rien de plus qu’un accessoire.

Haut-de-forme, outré : Un accessoire ! Ce qu’il faut entendre ! Où te cacherais-tu, d’où surgirais-tu si je n’étais le roi des chapeaux ?

Bâton magique, cinglant : Fi ! Vous deux ! Vous êtes pénibles et si naïfs.

Haut-de-forme et Lapin blanc, en chœur : Naïfs, nous ? Mais pour qui te prends-tu pour oser nous insulter de la sorte, vieux morceau de bois tordu ?

Bâton magique, imbu : Je connais ma valeur et mes immenses pouvoirs. Sans moi vous ne seriez rien. Rien ! La seule star, ici, c’est moi !

Lapin blanc, au tic plus marqué que jamais : Alors tu es persuadé que ton léger "toc-toc" a le don de me faire apparaître ? Le naïf, c’est toi.

Haut-de-forme, infatué : Bien entendu ! S’il apparaît c’est uniquement parce que je daigne le libérer de mon double-fond.

Lapin blanc, bégayant de rage : Pas… pas…p du t.. tout !

Bâton magique, dédaigneux : Pauvres cloches je ne me ternis plus à vous causer ! D’ailleurs voici le magicien, vivement que le spectacle commence et que je me gave d’applaudissements.

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Fin du numéro

Le magicien, coquin et fine mouche : Merci, Mesdames et Messieurs, merci cher public ! Je vous invite à présent à voter à main levée afin de déterminer qui de Lapin blanc, de Haut-de-forme ou de Bâton magique remporte vos suffrages. Qui des trois est la véritable vedette du jour, qui des trois vous apportent le plus de bonheur ?

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Le magicien, un brin surpris : Le vainqueur est…

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A votre avis ?

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Pour Mil et une  en avril 2017

 Peinture de Will Bullas - clic et clic

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Publié le 7 Avril 2017

Je la voyais venir avec ses gros sabots, la Berthe.

- Patrick, j’ai besoin d’un coup de main pour déplacer un meuble !

Un meuble ? Sacrée Berthe ! C’est un chambardement total de son mobilier qui était au menu du jour et, bah, je l’aidais la Berthe. Il y avait pire comme marotte et comme voisine…

 

Au régiment aussi j’étais de corvée. Le Major ne voulait que moi au volant de son véhicule, décrétant que j’avais le coup d’œil pour me faufiler dans les files et déjouer les pièges de la circulation. Une sinécure ? Détrompez-vous ! Entre ce que je voyais et ce que je pourrais vous en dire, il y a un fossé. Pas si sages les rendez-vous galants du Major, même en pleine période de manœuvres…

 

Au bureau ce fut une poudrière prête à sauter quand je découvris les comptes truqués du comptable. Sans vous et vos yeux de lynx, cher Patrick, c’était la faillite assurée et le scandale dans le canton, m’avait avoué le boss. Une prime rondelette reçue en récompense m’avait permis de monter ma propre entreprise. Petite, oui, mais bien à moi…

 

Depuis, je vivais au grand air. Les arbres à élaguer ne manquaient pas dans la région et la grimpe avait toujours été mon sport favori. Le danger ? J’étais équipé d’un matériel d’une sécurité à toute épreuve. Jamais eu le moindre accident ! Je vérifiais tout, me fiant à mon regard aguerri…

 

Comment je suis arrivé ici, aux portes du paradis ? Je ne le sais exactement. J’étais sur un épicéa géant, cela je m’en souviens… Un météore n’aurait pas fait plus de dégât… scalpé, amputé des deux jambes… Comment ? Une caisse tombée d’un avion ?

 

Si vous le dites, Saint Pierre ! Moi, je n’ai rien vu venir !

 

Je peux entrer ?

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Pour Mil et une en avril 2017

 

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Publié le 2 Avril 2017

L'atelier du vitrail - clic

- Faites un vœu, bonne Dame Alpaïde, voici la première aronde se présentant à notre vue.

       - Un vœu ? A quoi me servirait-il ?

Sieur Rohkolen, mon mari, s’en est allé guerroyer au côté de messire Charlemagne, notre empereur. Tout l’hiver, au coin de l’âtre, il piaffait d’impatience de reprendre le cheminement et voici les beaux jours revenus. Que m’importe une aronde, elle ne réjouit pas mon printemps ! Demain, peut-être, serais-je condamnée à porter voile de veuve, noir comme ces plumes d’oiseau…

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A-t-elle pu admirer une dernière fois le ciel, la Jeanne à la tête embronchée ? clic

A-t-elle perçu les cris des hirondelles dérangées dans leur quête incessante et gourmande alors que la fumée du bûcher léchait sa chair tendre en ce joli mois de mai ?

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Un, deux, trois

Quatre cinq

Six sept

Violette

Violette

 

Mais qui a créé cette comptine ?

Se doutait-il qu’elle résonne clic

Au fil des générations

Et de beaux jours de printemps ?

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Les souvenirs s’estompent…

Il y eut beaucoup de 7 mai

 

Un seul a vu la reddition

D’une armée belliqueuse

En la ville des sacres  clic

Dans la campagne alentour

les vignes portant les promesses

D’une récolte digne des grandes années

S’épanouissaient indifférentes

Aux turbulences du Monde

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Printemps de Prague

Mai 1968

Printemps arabe

Bruxelles, 22 mars 2016

L’équinoxe réveille ou annihilie les consciences

Les oiseaux ignorant la folie humaine

Entament leur longue migration

 

Qu’en sera-t-il demain ?

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Pour Mil et une en mai 2013 

(texte légèrement adapté)

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